Archive de l’étiquette éducation

ParFranceInsoumise94000

Une cité éducative à Créteil, un miroir aux alouettes ?

Créteil a obtenu un label « Cité éducative ». Cela permettra d’obtenir des fonds pour un quartier populaire de la ville pendant 3 ans, c’est une bonne nouvelle. Cependant, prenons garde à la communication gouvernementale : il n’y a aucune garantie que ces moyens supplémentaires soient pérennisés au-delà. Dans le même temps, la carte de l’éducation prioritaire est actuellement en cours de remaniement et bien des écoles de notre ville qui devraient pourtant en bénéficier en sont exclues. C’est un combat mené par les enseignants et les parents d’élèves depuis de nombreuses années, soutenu par les insoumis.

Enfin, la construction de la nouvelle structure issue de la fusion des écoles Camus et Casalis, organisée par cycle, est réalisée par la mairie de Créteil sans aucune concertation avec les enseignants et les parents d’élèves. Ils ont à plusieurs reprises dénoncé un projet qui va à l’encontre des besoins des élèves. La mairie de Créteil a jusqu’à présent refusé de recevoir les syndicats d’enseignants.

ParFranceInsoumise94000

Monsieur Blanquer, nous voulons des moyens pour l’école !

Lundi, jour de rentrée des classes, Jean-Michel Blanquer a choisi de visiter l’école Victor Hugo de Créteil pour vanter sa politique d’accueil des enfants en situation de handicap.
Signe de la maigre popularité du ministre, un important dispositif policier a été mis en place : sept cars de police, vigiles du rectorat, policiers en civil et îlotiers… Alors que les enseignants étaient quasiment tous en classe devant leurs élèves à ce moment-là.
Les raisons de la colère sont nombreuses : salaire des enseignants, réforme du lycée et du bac qui instaure des inégalités fortes entre élèves en fonction de leur lycée d’origine, réforme du lycée professionnel qui supprime près de 600 heures d’enseignement pour les lycéens, fermetures de classes -une dizaine uniquement à Créteil !- suppression de postes dans le second degré et des classes jusqu’ à trente-cinq élèves…
Et les élèves en situation de handicap ? Ils ne sont pas épargnés par les restrictions budgétaires : de nombreux AESH (Accompagnants d’Elèves en Situation de Handicap) n’ont toujours pas pu renouveler leur contrat de travail et les élèves restent sans aide. Certains parents doivent même garder leurs enfants à la maison, faute d’accompagnant recruté.
Jean-Michel Blanquer a encore une fois fait l’impasse sur les conséquences de la mise en place des PIAL (Pôles Inclusifs d’Accompagnement Localisés), notamment à Créteil : mutualisation des AESH -ce qui signifie qu’un accompagnant devra aider quatre ou cinq élèves en situation de handicap en même temps alors que jusqu’à présent il se consacrait à un seul élève-, mise à l’écart de la Maison départementale du Handicap dans ses préconisations d’aide aux élèves, désignation de référent enseignant de PIAL sans aucune formation…
On notera enfin le cynisme d’un ministre venu faire la promotion de l’accompagnement des élèves en situation de handicap alors qu’il n’y a plus de médecin scolaire affecté à la circonscription depuis la rentrée…
M. M’Baye, député, et M. Cathala, maire de Créteil, présents aux côtés de M. Blanquer, ont préféré profiter de l’aura médiatique de cette communication ministérielle plutôt que de rappeler la réalité : ce sont les enfants de Créteil, en particulier en situation de handicap, qui subiront le manque de moyens alloués à l’éducation.

ParFranceInsoumise94000

Bis repetita… Nouvelle agression d’un professeur lundi à Branly

Après la nouvelle agression d’un professeur lundi à Branly de Créteil, les insoumis.e.s de Créteil expriment leur solidarité au professeur victime de cette agression lundi 19 et ils renouvellent leur soutien aux enseignants de l’établissement. Ils rappellent le blocage du lycée lundi 12 novembre où enseignants et parents d’élèves demandaient un poste de CPE, supprimé à la rentrée, un poste d’infirmière resté vacant et un poste de prof d’électrotechnique toujours non pourvu. Ils dénonçaient également le délabrement des locaux. Quand seront-ils enfin entendus ?

ParFranceInsoumise94000

Ce sont des moyens dont l’école a besoin, pas de policiers !

En ce jour de grève dans l’Éducation nationale, le lycée Édouard Branly de Créteil a été bloqué pendant la matinée. Enseignants et parents d’élèves se sont réunis devant les portes de l’établissement pour dénoncer le manque de moyens.

Depuis le début de l’année, un poste de CPE a été supprimé.

Enseignants et parents avaient obtenu un demi-poste l’année dernière suite à une forte mobilisation, mais celui-ci n’a pas été renouvelé après l’été. Le poste d’infirmier est toujours vacant depuis que la personne a été mutée alors que l’on sait que son rôle de prévention est crucial pour les lycéens. Enfin, un poste de professeur d’électrotechnique n’a pas été pourvu : les élèves de ce lycée professionnel ne peuvent donc pas poursuivre normalement leur scolarité ni préparer leurs examens.

Les enseignants et parents d’élèves rappellent également le délabrement des locaux et notamment la prolifération de champignons dans un bâtiment. Ils ont interpellé la région à ce sujet.

Au-delà de la question des moyens, il s’agit aussi de mobiliser contre la réforme de l’enseignement professionnel qui entraînera la baisse drastique des heures d’enseignement de français (-15%), de maths (-13%) et la suppression de la deuxième langue vivante.

La France Insoumise de Créteil soutient les lycéens, parents d’élèves et enseignants dans leur lutte : ce sont des moyens dont l’école a besoin, pas de policiers !

ParFranceInsoumise94000

Agression d’une enseignante au lycée Edouard Branly…

Déclaration de Créteil Insoumise…

La France Insoumise de Créteil condamne fermement l’agression d’une enseignante au lycée Edouard Branly de Créteil. Nous tenons à lui exprimer notre solidarité.

Nous n’oublions pas la mobilisation des enseignants pour conserver le troisième poste de Conseiller Principal d’Education au lycée Branly en mars dernier. En effet, nous considérons que le manque de moyens favorise les violences à l’école : combien de postes d’infirmières, médecins scolaires, conseillers principaux d’éducation (CPE), psychologues, assistantes sociales, assistants d’éducation (AED), d’accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) ont été supprimés ou non remplacés dans les établissements ? Ce sont 8000 CPE qu’il faudrait recruter et former pour combler les quinquennats de Sarkozy et Hollande. Et l’annonce de suppression de 2600 postes dans le secondaire par Blanquer ne fera qu’empirer la situation.

De plus, face aux tentatives d’instrumentalisation de cette agression par la droite et l’extrême droite à Créteil, nous dénonçons le manque de considération des enseignants et le peu de valeur accordée aux connaissances qu’ils transmettent, ce qui a conduit aujourd’hui de jeunes gens à penser qu’ils peuvent les menacer violemment. Comment le ministre Blanquer peut-il sérieusement dire qu’il faut « remettre de l’ordre » alors qu’il est un acteur zélé des contre-réformes misent en œuvre pour détruire l’éducation nationale ? L’idée défendue aujourd’hui par Blanquer et Castaner de placer des policiers dans les établissements scolaires instaure implicitement un état de guerre. L’école ne doit pas être en guerre contre les élèves mais les élever au rang de citoyen.

Dans ce contexte difficile, nous appelons les parents d’élèves et les enseignants à se fédérer et lutter ensemble contre une politique dont les premières victimes sont nos enfants.

 

La tribune des profs du lycée de Créteil: « Notre lycée ne se résume pas à ces images »

Vidéo de Paul Vannier (orateur national FI) et la présidente de la FCPE 94 Nageate Belahcen invités le 22 octobre sur LCP pour évoquer l’agression à Branly mais aussi plus largement les violences à l’école.

 

 

ParThomas

A l’école, une confiance mise à mal …

 

Intervention de Béatrice Pinat sur le site du Café pédagogique :

« Pour une école de la confiance », c’est ce qui est écrit sur chaque livret donné aux élèves alors que ces évaluations brisent justement la relation de confiance qui s’était instaurée entre nous. Quelle est cette école de la confiance dans laquelle on explique aux parents que les enseignants ne peuvent pas concevoir eux-mêmes les évaluations de leurs élèves ? Qu’ils ne peuvent pas les corriger ? Qu’on va expliquer aux enseignants comment adapter leur enseignement à leurs élèves ? A quoi servons-nous finalement ? A-t-on si peu confiance en nous qu’il faut à présent évaluer nos élèves à notre place et nous expliquer comment enseigner ? Car c’est comme cela que ces évaluations sont justifiées : c’est un outil pour l’enseignant. C’est dans la lignée du fameux livre orange dans lequel on explique aux enseignants quel cahier choisir en CP.

Bien sûr les enseignants ont besoin de formation : nous n’avons plus que 18h pour cela, dont seulement 9h en présentiel. La formation des enseignants est indigente : ce n’est pas avec des guides à télécharger ou des modules en ligne que nous pourrons interroger nos pratiques et faire bénéficier nos élèves des avancées de la recherche en sciences de l’éducation.

Je veux aussi ajouter que l’école de la confiance prônée, ce sont des milliers de classes qui ont fermé en France et plus de 150 dans le Val-de-Marne. C’est un dispositif, les PDMQDC, qui fonctionnait bien dans mon école et qui a été supprimé. Ce sont également des RASED décimés : mon école est en éducation prioritaire, nous n’avons pourtant plus de maître G depuis des années et il faut attendre des mois avant qu’un élève ne soit pris en charge par la psychologue scolaire. Les postes de RASED sont vacants car la pénurie est organisée : on ne laisse pas assez d’enseignants partir en formation. Il y a aussi des élèves qui ne peuvent pas être accueillis en ULIS faute de place et des élèves qui resteront encore cette année des mois sans AVS. Ce sont les choix réalisés et ce sont nos élèves qui en subissent les conséquences. Sur le terrain, l’école de la confiance c’est ça pour moi ! »

Lire l’intégralité de l’article :

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2018/09/26092018Article636735433241667096.aspx

Retrouvez notre livret sur la question  :

https://avenirencommun.fr/le-livret-education/

ParAbi Shimura

Pour leur devenir, les lycéen-nes de Créteil s’interrogent sur la « SÉLECTION » de l’accès à l’université

Ces derniers temps la France Insoumise s’affiche aux alentours des lycées de Créteil afin d’informer la population des enjeux de la la « Loi Vidal » et de Parcoursup avec lesquels le gouvernement Macron décide coûte que coûte de fragiliser l’accès à l’université.

En effet, dorénavant ce seront bien les universités qui vont sélectionner les bacheliers en fonction de leurs notes, de leur conseil de classe, de leur lycée d’origine (carte des universités en prime), … Seuls les meilleurs dossiers (sur Parcoursup), tout en tenant compte de la réputation de leur lycée, seront autorisés à aller à l’université, mais pas à toutes ! Un étudiant d’un lycée de Créteil ne pourra donc prétendre de rentrer à la prestigieuse université « Paris Descartes » par exemple.
On appelle cela de la « méritocratie ». Le BAC seul ne sera donc plus la seule donnée permettant d’accéder à son choix d’étude ou d’université. Une vidéo de la France Insoumise a été mis en ligne pour plus de détails.

Le 3 mai, un départ groupé était organisé partant du métro « Créteil – Pointe du lac » (ligne 8) en direction de la manifestation « grève dans l’éducation » à Montparnasse, pour rejoindre le cortège des cheminots à l’École militaire (place Joffre).
Ce dernier a été un succès : participation importante des lycéen-nes, des étudiant-es et des enseignant-es d’Ile-de-France qui n’ont pas hésité à agir en bloquant ou en occupant leurs établissements afin d’exiger le retrait pur et simple des lois « Vidal » (lois pour la sélection).

Les lycéen-nes de Créteil restent encore « attentistes ». Ils temporisent et veulent savoir s’ils vont pouvoir accéder ou non à leur choix d’université donc de leur choix d’avenir.
La France Insoumise de Créteil alerte sur les méfaits de ces lois « Parcoursup, ORE, etc » qui engendreront d’avantage d’inégalités. Elle continuera donc à agir pour que les lycéen-nes prennent conscience de ce qui va arriver, à savoir « la sélection ».

La France Insoumise réclame que la construction d’universités et de lycées soit engagée en urgence, et que tous les lycéen-nes ayant obtenu leur BAC puissent accéder à l’université de leur choix sans sélection. Le BAC seul doit rester la porte d’accès à l’université.

Nous sentons que les lycées de Créteil commencent à entrer en ébullition. Reste à savoir s’ils vont se mobiliser avant d’essuyer un échec en recevant une réponse négative à leurs souhaits dans Parcoursup. Combien de temps encore avant qu’ils/elles passent à l’action ?