Archive mensuelle septembre 2019

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Projet du troisième four à Créteil : Non à la violation du code de l’environnement !

Nous avions demandé au mois de juin de cette année que s’ouvre au plus vite un véritable débat citoyen indépendant sur la pertinence du développement de l’incinération des déchets à Créteil et dans le Val- de-Marne.

En effet, la concertation menée du 6 mai au 15 juin 2019 sous l’égide de SUEZ s’est révélé très largement comme une opération de communication, tentant de faire passer le projet polluant et inutile du 3ème four de l’incinérateur de Créteil pour un projet écologique et moderne. Dans ce cadre, la garante désignée par la Commission nationale du débat public ne s’était pas particulièrement illustrée par sa neutralité … Cependant, la concertation avait permis à de nombreuses associations et de nombreux citoyens de s’exprimer contre l’extension des capacités d’incinération à Créteil.

Or, aujourd’hui, il apparaît que le cadre légal de l’articleL121-16-1 du code de l’environnement n’est pas respecté. En effet, il dispose :

« Le garant établit dans le délai d’un mois, au terme de la concertation préalable, un bilan de celle-ci et résume la façon dont elle s’est déroulée. Ce bilan comporte une synthèse des observations et propositions présentées et, le cas échéant, mentionne les évolutions du projet, plan ou programme qui résultent de la concertation préalable.

Le garant informe le maître d’ouvrage, la Commission nationale du débat public et le représentant de l’Etat du déroulement et du bilan de la concertation préalable.

Le bilan de la concertation préalable est rendu public par le garant. »

A ce jour, aucun document n’a été publié par la garante plus de trois mois après la fin de la concertation. Par ailleurs, le même article dispose :

« Lorsqu’il est saisi d’une demande tendant à la réalisation d’une étude technique ou d’une expertise complémentaire, le garant motive, le cas échéant, sa décision de ne pas transmettre cette demande à l’examen de la Commission nationale du débat public. »

Or, l’association AFFAMONS L’INCINERATEUR DE CRETEIL a demandé notamment dans le cadre de cette concertation les expertises complémentaires suivantes :

  • Etude d’impact sanitaire des effets sur les populations riveraines des pollutions engendrées par l’activité de l’incinérateur de Créteil existant et des pollutions supplémentaires générées par le projet d’extension de la capacité d’incinération de l’incinérateur
  • Evaluation des risques concernant l’installation d’une station hydrogène sur le site de l’incinérateur de Créteil

Alors que se passe-t-il ? Pourquoi tant d’opacité sur les résultats de la concertation ? Est-ce pour ménager les intérêts de SUEZ dont le projet soulevait une opposition de plus en plus importante ? En tout état de cause, des recours juridiques pourraient être introduits afin de contester ces violations manifestes du code de l’environnement.

En attendant, nous continuons à soutenir le combat de l’association AFFAMONS L’INCINERATEUR DE CRETEIL qui se bat contre le projet du 3ème four https://affamonslincinerateur.home.blog/. Nous défendons aussi le développement de la géothermie comme véritable alternative écologique pour le chauffage urbain de Créteil. Rappelons que, pendant la concertation, nous avions demandé à Monsieur le Maire de Créteil et à Madame la garante de publier les études sur l’ouverture d’un second puits de géothermie à Créteil. Rien n’a été malheureusement fait en ce sens … l’écologie et la transparence démocratique sont des combats à mener de front !

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Les « wikileaks » de la Délégation de Service Public de l’Eau (DSP) de Créteil

Dans le cadre du débat sur la gestion publique de l’eau, la DSP arrivant à terme en 2022, nous souhaitons mettre à disposition de toutes les cristoliennes et de tous les cristoliens les documents concernant la DSP eau de Créteil depuis la conclusion du contrat en 2007 avec la Lyonnaise des Eaux, désormais dénommée SUEZ. Nous souhaitons faire appel à l’expertise citoyenne et il est pour nous d’intérêt général de mettre ces documents à disposition de toutes et tous.

Nous avons récupéré ces documents suite à une demande de communication des documents administratifs auprès de la Mairie. Des éléments ont été occultés par les services de la Maire afin selon eux de préserver des secrets commerciaux de SUEZ. Nous nous réservons la possibilité de demander des éléments complémentaires.

Nous soutenons également la réunion organisée le 24 septembre à 18 h 30 à la maison des syndicats par la Coordination Eau Ile-de-France et la Convergence des services publics de Créteil. De nombreuses amicales de locataires seront présents. Ce sera un moment très important pour mettre ce sujet sur la place publique et nous défendrons dans le cadre des municipales de mars 2020 le passage en régie publique de l’eau.

En attendant, attention aux annonces qui sont faites la baisse de 20 % du prix d’achat sur l’eau au niveau du territoire du Grand Paris Sud Est Avenir. Il n’y a à ce stade aucune garantie que cette baisse se traduise sur les factures des cristoliennes et des cristoliens. En revanche, partout où les villes sont passées en régie publique de l’eau, la facture des usagers a baissé ! Retrouvez notre position complète sur la question : http://creteil-insoumise.fr/2019/09/07/mettre-en-place-une-gestion-publique-de-leau-a-creteil-chiche/

Bonne lecture et nous vous remercions de nous faire part de vos remarques concernant ces documents  !

1-Règlement-de-service

2-Contrat

3-Rapport-annuel-du-délégataire-2018

Vous pouvez télécharger les rapports annuels antérieurs à la fin de cet article.

4-Compte-annuel-du-résultat-de-lexploitation-2018

5-Extrait-Registre-Déliberation-approbation-rapports-annuel-et-le-prix-2007-2018

Vous pouvez télécharger les comptes annuels du résultat de l’exploitation antérieurs à la fin de cet article.

6-Délibération-intiales-Rapports-au-CM

7-Rapport-CCUSPL

8-PV-des-3-réunions-de-la-commission-DSP

9-Rapport-Analyse-des-Offres

10-Rapport-sur-les-motifs-du-choix-du-délégataires-et-sur-léconomie-générale-du-contrat-de-délagation

11-Délibération-approuvant-choix-du-délégataire-rapport-au-CM

Les Rapports annuels du délégataire (RAD)

Les comptes annuels du résultat de l’exploitation (CARE)

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Une cité éducative à Créteil, un miroir aux alouettes ?

Créteil a obtenu un label « Cité éducative ». Cela permettra d’obtenir des fonds pour un quartier populaire de la ville pendant 3 ans, c’est une bonne nouvelle. Cependant, prenons garde à la communication gouvernementale : il n’y a aucune garantie que ces moyens supplémentaires soient pérennisés au-delà. Dans le même temps, la carte de l’éducation prioritaire est actuellement en cours de remaniement et bien des écoles de notre ville qui devraient pourtant en bénéficier en sont exclues. C’est un combat mené par les enseignants et les parents d’élèves depuis de nombreuses années, soutenu par les insoumis.

Enfin, la construction de la nouvelle structure issue de la fusion des écoles Camus et Casalis, organisée par cycle, est réalisée par la mairie de Créteil sans aucune concertation avec les enseignants et les parents d’élèves. Ils ont à plusieurs reprises dénoncé un projet qui va à l’encontre des besoins des élèves. La mairie de Créteil a jusqu’à présent refusé de recevoir les syndicats d’enseignants.

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Monsieur Blanquer, nous voulons des moyens pour l’école !

Lundi, jour de rentrée des classes, Jean-Michel Blanquer a choisi de visiter l’école Victor Hugo de Créteil pour vanter sa politique d’accueil des enfants en situation de handicap.
Signe de la maigre popularité du ministre, un important dispositif policier a été mis en place : sept cars de police, vigiles du rectorat, policiers en civil et îlotiers… Alors que les enseignants étaient quasiment tous en classe devant leurs élèves à ce moment-là.
Les raisons de la colère sont nombreuses : salaire des enseignants, réforme du lycée et du bac qui instaure des inégalités fortes entre élèves en fonction de leur lycée d’origine, réforme du lycée professionnel qui supprime près de 600 heures d’enseignement pour les lycéens, fermetures de classes -une dizaine uniquement à Créteil !- suppression de postes dans le second degré et des classes jusqu’ à trente-cinq élèves…
Et les élèves en situation de handicap ? Ils ne sont pas épargnés par les restrictions budgétaires : de nombreux AESH (Accompagnants d’Elèves en Situation de Handicap) n’ont toujours pas pu renouveler leur contrat de travail et les élèves restent sans aide. Certains parents doivent même garder leurs enfants à la maison, faute d’accompagnant recruté.
Jean-Michel Blanquer a encore une fois fait l’impasse sur les conséquences de la mise en place des PIAL (Pôles Inclusifs d’Accompagnement Localisés), notamment à Créteil : mutualisation des AESH -ce qui signifie qu’un accompagnant devra aider quatre ou cinq élèves en situation de handicap en même temps alors que jusqu’à présent il se consacrait à un seul élève-, mise à l’écart de la Maison départementale du Handicap dans ses préconisations d’aide aux élèves, désignation de référent enseignant de PIAL sans aucune formation…
On notera enfin le cynisme d’un ministre venu faire la promotion de l’accompagnement des élèves en situation de handicap alors qu’il n’y a plus de médecin scolaire affecté à la circonscription depuis la rentrée…
M. M’Baye, député, et M. Cathala, maire de Créteil, présents aux côtés de M. Blanquer, ont préféré profiter de l’aura médiatique de cette communication ministérielle plutôt que de rappeler la réalité : ce sont les enfants de Créteil, en particulier en situation de handicap, qui subiront le manque de moyens alloués à l’éducation.

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Mettre en place une gestion publique de l’eau à Créteil … chiche ? (MAJ le 7 septembre 2019)

La délégation de service public (DSP) de l’eau arrive prochainement à échéance à Créteil. Le contrat a été conclu en 2007 avec SUEZ (ex-Lyonnaise des Eaux) qui est l’une des principales mutinationales qui fait du profit dans ce secteur. C’est donc le moment d’ouvrir le débat sur la gestion publique de l’eau.

Un mode de gestion moins couteux au service de l’intérêt général

En effet, depuis plusieurs années, un vaste mouvement de reprise en main de l’eau potable est engagée en France. A chaque fois, il apparaît que les tarifs baissent pour les usagers lors du passage à une gestion publique comme à Grenoble ou à Paris. Cette différence de tarif s’explique notamment par l’absence d’actionnaire, la passation de marché public transparent pour tous les travaux et l’opacité de la comptabilité privé …

Il faut donc sortir de la logique de marchandisation et défendre notre patrimoine public. La gestion publique permet aussi d’assurer un investissement régulier en fonction de l’intérêt général et éviter les nombreux scandales de fuite d’eaux du fait de l’absence d’entretien des canalisations par les entreprises privées.

Il faut aussi préserver la qualité de l’eau en envisageant des solutions sur le long terme : par exemple, soutien à l’agriculture biologique au niveau des zones de captage.

C’est également un enjeu démocratique sur la place des usagers pour contrôler l’usage de l’eau. On pourrait ainsi décidé collectivement de la gratuité des premiers m3 d’eau pour assurer les besoins fondamentaux et en revanche faire la chasse aux gaspillages.

Comment passer à la gestion publique de l’eau ?

La compétence de la gestion de l’eau potable est passée en région parisienne au Etablissement Public Territoriaux (EPT). Pour nous, c’est donc le Grand Paris Sud Est Avenir. Dans un même EPT, il peut coexister plusieurs modes de gestion. A ce stade, c’est simple, toutes les communes sont en DSP chez SUEZ sauf La Queue-en-Brie et Le Plessis-Trevise qui sont chez VEOLIA, mais ce n’est pas mieux !

Limeil-Brévannes a décidé récemment de renouveler sa DSP avec SUEZ par un vote à l’unanimité pour du GPSEA, le 20 juin 2018. Cette dépendance des élus est inquiétante. Le risque est qu’il y ait une harmonisation au niveau du territoire en faveur de la gestion privée, notamment sous la coupe de SUEZ. En l’absence de volonté politique, il y a un risque de bloquer l’ingénierie nécessaire au passage en régie publique.

A la France Insoumise, nous sommes persuadés qu’il faut s’appuyer sur les citoyens et leur donner la parole. Il est hors de question que Créteil se fasse dicter ses conditions sur ce choix majeur pour l’avenir de ces habitantes et habitants.

DEFENDONS NOTRE EAU, NOTRE BIEN COMMUN

Nous vous invitons à vous mobiliser lors de la rencontre du 24 septembre 2019 : « A Créteil, l’eau peut redevenir un bien commun », animée par Gabriel Amard, de la Coordination Eau bien commun et soutenue par la Coordination Eau IDF et la Convergence Services Publics Créteil.

Cycle Education citoyenne et populaire, 1er avril 2019 à Créteil.
Jean-Claude OLIVA, directeur de la « Coordination Eau bien commun ».
Une conférence débat sur les sujets suivants: « L’eau n’est pas une marchandise, c’est un bien commun de l’humanité », « Quel est l’état de la distribution de l’eau dans le Val-de-marne? », « Que faire pour une gestion publique de l’eau? »

Pour plus d’informations : https://eau-iledefrance.fr/

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Un virage spectaculaire !


Monsieur Luc CARVOUNAS, député PS de la 9ème circonscription du Val-de-Marne, est intervenu aux Amfis de Toulouse dans le cadre d’un meeting pour soutenir le référendum contre la privatisation d’ ADP. Il ne s’est pourtant pas limité au sujet pour lequel il était invité.

Dans ce cadre, il a défendu sa vision d’une gauche arc-en-ciel qui, selon lui, correspondrait à la Fédération populaire proposée par la France Insoumise.

Cet ancien lieutenant de Manuel VALLS nous demande ainsi d’oublier la théorie des gauches irréconciliables, le CICE, l’expulsion de Léonarda, la loi El Khomri, la déchéance de nationalité, la privatisation des aéroports de Toulouse, de Lyon et de Nice menée par son ami d’alors, Emmanuel MACRON, la répression des migrants, l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes que Monsieur Luc CARVOUNAS, soit dit en passant, a défendu jusqu’au bout !

C’est donc un représentant du PS dans sa pire dérive sociale-libérale autoritaire qui déploie des efforts redoublés envers la France Insoumise qui défend un programme de rupture démocratique, écologique et social.

Comment expliquer ce virage spectaculaire ?

Les élections successives depuis 2017 ont montré un désaveu populaire massif à l’encontre du PS. C’est donc un monde qui s’écroule pour les petits barons du PS qui pourraient se voir priver de leurs fiefs électoraux très rapidement. Aussi, les électeurs de la France Insoumise représentent dans leur vision une part du marché électoral qu’il faut absolument capter pour prétendre à une éventuelle réélection.

La sociale-démocratie n’a pas d’autre issue que de devenir la championne du double discours : unité et radicalité en parole, trahison dans les actes dans la continuité de politiques menées aussi bien au niveau national que local. La Fédération populaire devient dans l’esprit de ces représentants une formidable machine à recycler les élus usés par des années d’exercice du pouvoir anti-populaire.

Les insoumis ne s’y trompent pas et défendent une tout autre idée de la Fédération populaire et écologique. Celle-ci se doit d’être le relai des résistances syndicales, associatives et citoyennes et de la société en mouvement pour l’émancipation. La mobilisation de la jeunesse pour le climat et les gilets jaunes sont des formidables exemples de cette capacité d’invention d’un monde meilleur.

Alors, Monsieur Luc CARVOUNAS, passez votre chemin, car notre projet politique n’est pas soluble dans des ambitions électoralistes.